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Des réformes mises en oeuvre à Presstalis

Un mois après le plan de refinancement de Presstalis, de nombreuses décisions importantes déjà prises et mises en œuvre

Un mois après l’accord entre actionnaires et parties prenantes autour de l’avenir de Presstalis et de la distribution de la presse en France, de nombreuses actions ont déjà été lancées et des décisions prises : informations aux instances sociales, votes par les éditeurs d’une évolution de la gouvernance, nouveaux tarifs de distribution. Certaines mesures sont entrées en application dès le 1er juillet.

Dans la droite ligne de l’accord signé le 27 mai dernier associant l’ensemble des parties prenantes pour redresser financièrement l’entreprise et lui permettre de poursuivre sa modernisation, de nombreuses décisions ont été prises par la direction de Presstalis et par les éditeurs.


Des réformes de fond votées par les éditeurs

Cinq coopératives associées à Presstalis et trois coopératives associées à Transports Presse, messagerie qui sous-traite ses opérations à Presstalis, et représentant 700 éditeurs, se sont réunies en assemblées générales annuelles entre le 17 et le 30 juin 2010 autour de ces propositions pour faire évoluer de manière significative les tarifs de distribution et la gouvernance de l’entreprise. Les huit assemblées générales de coopératives ont toutes voté ces mesures indispensables pour assurer l’avenir de l’entreprise.

De nouveaux barèmes et une contribution exceptionnelle

Les barèmes, qui déterminent le tarif de distribution de chaque parution, vont évoluer pour mieux prendre en compte les coûts réels. Dès cet automne, ce nouveau barème sera mis enœuvre avec les outils informatiques adaptés. En attendant, une mesure transitoire est mise en application dès le 1er juillet pour faire baisser d’un point le barème messagerie. Le barème des quotidiens sera lui aussi réformé, pour une mise en oeuvre à compter du 1er janvier 2011.
Une contribution exceptionnelle équivalente à un point de barème a aussi été adoptée. Elle est mise en œuvre dès le 1er juillet pour répondre aux difficultés rencontrées par les dépôts de presse, et l’accroissement constaté des frais de transport qui met en péril leur équilibre économique immédiat. Cette contribution laissera la place à une nouvelle rémunération du niveau 2 pour 2011, discuté actuellement dans le cadre du Conseil Supérieur des Messageries de Presse (CSMP). C’est l’équivalent annuel de 17 millions d’euros qui vont ainsi être immédiatement insufflés à l’ensemble des 160 dépôts de presse.

Une gouvernance resserrée

Pour simplifier la gouvernance et faciliter les décisions, deux nouvelles coopératives – une pour les quotidiens, une pour les publications - seront créées d’ici la fin de l’année et regrouperont tous les éditeurs actuellement réunis dans huit coopératives associées à deux messageries différentes. A cette occasion, une augmentation du capital sera proposée, par un apport de chaque éditeur à hauteur de 1% de son volume d’affaires annuel, soit près de 17,5 millions d’euros.

L’information des instances sociales

Comme annoncé dès l’accord du 27 mai, des mesures d’urgence sont nécessaires pour rétablir rapidement l’équilibre financier. Le projet de fermeture de Spps, filiale de distribution parisienne, déficitaire d’environ 24 millions d’euros en 2009, a été présenté pour l‘échéance de janvier 2011. Au siège social, le projet d’un guichet départs devant concerner environ 15% des effectifs a été également annoncé, pour une économie attendue de 8 millions d’euros en année pleine.