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J'ai vu que vendre la presse est un vrai métier

Colette Gaubert

La mère a transmis sa passion à sa fille. Colette Gaubert qui tient un magasin de presse place Esquirol à Toulouse, est réputée pour sa ténacité et sa volonté d’améliorer son métier.

Colette Gaubert

Ya-t-il un gène de la presse ? A suivre le parcours de Colette Gaubert, on pourrait le croire. Pendant 22 ans, sa mère, Mathilde, a tenu un kiosque à Toulouse. « Enfant, raconte Colette, je l’accompagnais tôt le matin. Je garde un bon souvenir de l’ambiance de la ville qui s’éveille et de l’esprit familial des relations avec le dépôt. »

Aussi, sans hésiter, Colette se lance dans des études commerciales puis ouvre des commerces de jeux tout en remplaçant souvent sa mère. « Je me suis impliquée de plus en plus, jusqu’au jour où la personne qui tenait le magasin en face de celui de ma mère est partie et je l’ai repris, il y a une dizaine d’années. J’ai vite vu que vendre la presse est un vrai métier qui demande des qualités de contact mais aussi de gestion. »

L’esprit d’entraide et de partage

Dans son point de vente de 16m2, Colette vend environ 1 400 titres de presse. Pendant trois ans, la mère et la fille ont oeuvré dans une saine émulation : « En dépit de la proximité, nos clients étaient différents : de mon côté, j’ai une clientèle de quartier d’habitués et d’entreprises à qui je vends beaucoup de magazines. » Depuis, Mathilde a passé la main à un collègue avec qui Colette travaille en harmonie. Pour elle, il n’y a pas de concurrents, juste des confrères. Animée d’une volonté de partage, elle est active au sein du bureau départemental de l’Undp, dont elle est la vice-présidente : « J’ai envie de défendre mon métier et il me semble essentiel de se rencontrer pour apporter des idées. »

Rester ouvert et constructif

Autre engagement : la formation. Intervenante pour le Cefodip, Colette anime un module du stage “Initiation au métier de diffuseur”: « je tiens à sensibiliser mes confrères à toutes les facettes du métier : la gestion des titres, la maîtrise des techniques de vente, le management du personnel, les manipulations quotidiennes ainsi que les risques de se replier sur soi. » Aujourd’hui, mère de deux jeunes enfants, Colette n’en garde pas moins sa fibre militante : « dans le contexte actuel, il ne faut pas hésiter à changer nos comportements. Je suis ouverte aux propositions, comme par exemple, le portage : c’est une piste à creuser. » Colette a hérité d’une qualité : l’ouverture d’esprit.