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« Notre métier est stressant, mais formidable »

vig Richard Cirino

A Nice, Richard Cirino avance avec lucidité et audace. Il vient de transformer son tabac-jeu-presse en Mag Presse City.

Richard Cirino

Un rien bateleur, un brin rieur et très accrocheur, Richard Cirino n’est pas homme à baisser les bras. En 1997, il adjoint la presse à son point de vente tabac-jeu, et l’an dernier, transforme son magasin en Mag Presse City. « Cette modernisation, souligne-t-il, m’a fait passer de 1 800 à 800 titres, avec une meilleure présentation des revues dans les rayons. L’opération se révèle positive en terme de gestion : moins d’invendus, plus de réserve à piloter. »

Un rituel bien rodé

Le traitement de la presse se fait en moins de temps, un gain précieux au quotidien. Le magasin est ouvert de 6h 30 à 20 h du lundi au samedi et le dimanche de 8h à 13h. Si aujourd’hui, Richard Cirino s’appuie sur son équipe pour la réception matinale des titres, longtemps, il a gouté cette montée d’adrénaline. « Le matin, c’est très speed. Les titres arrivent à 6h ¼ et dès l’ouverture du rideau, les premiers clients sont là. On connaît les goûts de chacun, de ‘M. Caporal’ qui achète son tabac avec son Nice Matin, comme de ‘M. Turf’ qui ne rate jamais son Tiercé magazine. »

Des achats sous haut contrôle

Dans le Mag Presse City, l’équipe travaille dans la bonne humeur, une priorité au sourire insufflée par Richard Cirino. « Il faut dire, poursuit-il, que les clients sont sympas, beaucoup nous racontent leurs vies, leurs vacances comme leurs divorces. Ce qui change surtout, c’est leur rapport à l’argent. Ils font plus attention à leurs dépenses, n’apprécient pas, par exemple, les revues sous blister car ils ne peuvent pas feuilleter avant d’acheter. »

Un métier intense et humain

Ce qui change aussi, c’est la mutation technologique. « Le papier n’est plus la source unique d’information et internet est aujourd’hui une base de données incontournable. Moi-même, je l’utilise tous les jours pour gérer les invendus, visualiser des couvertures de magazines, effectuer des opérations… » Même si l’érosion des ventes le fragilise, Richard Cirino garde une passion intacte pour son métier : « Notre métier est stressant avec son lot de soucis financier, administratif…, mais il est aussi formidable. Et c’est toujours avec plaisir que j’entends mes clients me lancer un joyeux : Merci patron ! »